01 Fév

2017 : dans quoi investir pour gagner de l’argent sur le long terme (secteur de la santé) ?

Dans quoi placer son argent ? Chaque année l’épargnant moyen se pose les mêmes questions, et à chaque fois, les réponses sont différentes. Le monde bouge, et l’économie avec lui. Investir dans le secteur de la santé, avec l’essor des biotechnologies, on en parle de plus en plus. Les actions boursières à acheter se situent peut-être de ce coté là. Mais ce sont des investissements de longue haleine, et les placements à long terme sont réservés à ceux qui ont les reins solides.

Le secteur de la santé : il fallait y penser

Vous vous demandez sans doute dans quoi investir pour gagner de l’argent ? Si la recette miracle existait, tout le monde l’appliquerait. Après avoir été un peu en retrait, la santé refait surface et attire les capitaux. D’abord parce que la population vieillit, et qu’elle a de plus en plus besoin de structures (maisons de retraites médicalisées) et de soins, à l’hôpital ou à domicile. Les personnes âgées vivront bientôt toutes en moyenne jusqu’à 100 ans, souvent avec un handicap qu’il faudra prendre en charge. Un peu plus glauque : les pompes funèbres devraient aussi prospérer.

Si les laboratoires ne connaissent pas la crise, ils doivent toutefois faire avec la concurrence, de plus en plus nombreuse. Raison pour laquelle le secteur connaît depuis quelques temps bon nombre de rachats de petits par les gros, parfois sans même attendre les fondamentaux.

Investir dans un EHPAD

Le boom des EHPAD a malheureusement généré de bonnes et de mauvaises affaires à faire. Il faut donc privilégier les établissements qui mettent en avant l’éthique et le développement européen, car dans ce secteur, il vaut mieux ne pas avoir les deux pieds dans le même sabot : bref, il faut une vision à long terme, et ne jamais se reposer sur ses lauriers.

Comparée aux livrets d’état, la rentabilité d’un EHPAD fait réfléchir : 4% par an, ce n’est pas mal du tout. Surtout que les besoins ne devraient pas se tarir, l’offre étant pour le moment bien en dessous de la demande. Mais attention aux paradis promis : un bon investissement sur le papier peut se transformer en cauchemar dans la réalité.

L’exploitant : la pierre angulaire du projet

C’est lui qui va gérer votre meublé médicalisé : son action est donc déterminante. Il faut donc combiner une construction qualitative (nous vous conseillons de viser le haut de gamme, plus cher à l’achat mais plus rentable), un exploitant sans faille qui par son savoir faire évitera les vacances et vous versera vos loyers en temps et en heure. La gestion d’un EHPAD n’a rien de simple, et tout le monde n’a pas les mêmes compétences.

EPHAD

Investissez dans une grande ville, avec des commerces et des transports en communs, au centre si possible. Choisissez une grande résidence et un gestionnaire qui exploite déjà avec succès d’autres structures ailleurs. Méfiez vous du contrat qui va vous lier avec lui, relisez le plusieurs fois, et faites vous conseiller par un avocat si certains points vous semblent obscurs. Si la rentabilité promise vous semble excessive, méfiance, et visitez avant d’acheter.

Des économies d’impôt à faire

En achetant une chambre ou un appartement médicalisé, vous devenez loueur meublé, et il faudra déclarer vos revenus au BIC, en réel ou en simplifié. La niche fiscale qui vous concerne : le Censi Bouvard, dans la limite de dix milles euros. Mieux vaut donc emprunter pour acheter, puisque les intérêts du prêt et ce qui est dépensé pour équiper la chambre sont déductibles des recettes. De plus, vous allez pouvoir récupérer la TVA, à condition de ne pas être un professionnel. Toutefois, il faudra la rembourser en cas de revente avant 20 ans (pas votre âge, hein, mais la durée). Vous êtes donc parti pour du long terme, mieux vaut donc ne pas avoir besoin de son argent dans les mois ou les années à venir.

L’investissement dans la recherche : le diabète en pôle position

Les accords dans le secteur de ces maladies qui touchent des millions de personnes génèrent des chiffres hallucinant, mais compréhensibles en raison des milliards de gains possibles. Ainsi le laboratoire Servier, en partenariat avec Intarcia développe une pompe miniature pour traiter plus efficacement la maladie sans être obligé de se piquer tous les jours (dispositif implanté sous la peau). Et ce genre d’accord entre 2 sociétés se chiffre en centaines de millions de dollars, parfois même avant les essais cliniques.

recherche

Dans la série des petits nouveaux, côtés à l’Euronext avec beaucoup de succès, citons Genfit et sa molécule peut-être miraculeuse, ainsi qu’Adocia. Ceux qui ont investi sur ces valeurs à leur naissance ne le regrettent pas, loin de là.

Sanofi, l’autre géant du secteur n’est pas en reste. Elle associe s’associe à des biotechs au fort potentiel, le plus souvent américaines, se concentrant sur ce qu’elle sait faire de mieux : la distribution d’un produit qui fonctionne.

Les fonds d’investissement

L’e-santé attire, et des fonds spécialisés naissent, comme celui d’Extens. Il y a beaucoup de start-ups dans lesquelles investir, en France, en Europe et dans le monde. Reste que le secteur est très risqué et que parmi toutes les appelées, il y aura peu d’élues. Mais en cas de succès, c’est le jackpot pour ceux qui ont su prendre des risques, la croissance de ces sociétés pouvant être phénoménale.

Certaines biotechs sont éligibles au PEA et au compte titre. Alors, selon vous, le meilleur placement : assurance-vie ou PEA ?