13 Déc

Assurance-vie ou PEA: pour 2017, quel est le meilleur placement?

Quel placement choisir entre ces 2 poids lourds ? Le meilleur placement de 2017 ne devrait pas leur échapper, il est donc nécessaire de faire un comparatif entre le PEA et l’assurance-vie. Les deux ont des inconvénients et des avantages pour qui recherche un placement financier judicieux à long terme. Au niveau du risque pris, ils ne jouent pas tout à fait dans la même cour, bien que là encore, et pour chacun d’entre eux, il existe à des degrés divers.

Que choisir ? Il faut séparer le net du brut

Laissez votre coeur et vestiaire et écoutez votre raison. Factuellement, voici ce qu’il faut retenir.

Les avantages fiscaux

C’est souvent ce qui fait pencher la balance. Ceux de l’assurance vie ne seront palpables qu’après au moins 4 ans de détention du contrat. Avant cette date butoir, il faudra passer à la caisse : 35% à verser à l’état sur les intérêts. Entre 4 et 8 ans, ce taux chute à 15%, pour quasiment disparaître à 7,5% après huit ans.

Pour un PEA, les délais sont raccourcis et les taxes différentes. Comptez 22,5% de taxes pour tout retrait avant deux ans et 18% entre 3 et 5 ans. Ce dernier permet donc d’aller un peu plus vite, bien que bloquer son argent plusieurs années reste tout de même contraignant. Si vous voulez vous affranchir de toutes contraintes, il faut ouvrir un compte titres et accepter de payer des taxes maximales.

Les taxes

Il n’y a pas que l’impôt dans la vie d’un épargnant. Il faut aussi régler la CSG et autres prélèvements sociaux, qui viennent alourdir la facture et minorer le bénéfice.

Dans le match qui oppose nos deux placements, il y a une égalité parfaite : 15,5% sur les plus-values et autres intérêts. Signalons juste que vous les paierez chaque année sur votre assurance vie et en totalité lors de la clôture du PEA.

La fiscalité de la succession

A priori, il n’y a pas débat là dessus, puisque posséder des actions n’apporte rien de neuf à ses héritiers. Pour l’assurance vie en revanche, il y a une belle exonération lors de la succession, se montant à 152500 euros, bien que cette somme soit remise en question chaque année.

Les avantages et inconvénients d’un PEA

Commençons par le moins agréable : les points négatifs. Il y a d’abord le plafond : 150 000 euros, vites atteints si vous gagnez bien votre vie.

Puis les souscriptions : il n’est pas possible d’acheter les actions que l’on veut, celles-ci doivent être cotées sur des marchés européens. Ainsi, par exemple, posséder des titres Apple n’est pas possible dans ce cadre là. Par contre, toutes les sociétés de biotechnologie qui sont sur Euronext sont éligibles.

Pourquoi prendre une assurance-vie ?

On peut placer la somme que l’on souhaite. Pas de limites à cela, sauf celles éventuellement posées par votre banque.

prendre une assurance vie

Concernant le choix d’investissement, il est vite vu : vous pouvez investir dans des PCVM, ou dans… Des OPCVM. Toutefois, celles-ci peuvent être extérieures à l’Europe, de même que leurs placements. La gamme de choix est donc large.

Et si les choses vont mal en 2017 ?

Mettre son argent dans des placements à long terme c’est bien, sauf qu’à un moment, il est possible d’avoir besoin de récupérer un peu de cash plutôt que de faire un crédit. Là où le PEA manque de souplesse car la sanction sera immédiate avec la clôture (même pour 1 euro), sa concurrente permet de retirer un peu en cours de contrat sans que cela le remette en cause.

Plaçons nous maintenant dans l’optique d’un effondrement des cours. Si la bourse chute c’est de suite son capital qui s’en ressent. A contrario, avec une assurance, on peut investir sur des supports garantis, comme les fonds en euros, qui permettent de ne rien perdre, même si en cas d’embellie il y aura un manque à gagner certain.

Et si elles tournent bien ?

Quand elle fonctionne à la hausse, ne cherchez pas, la bourse reste le meilleur placement possible, à condition de n’avoir pas acheté  à des valeurs démesurées. + 10, +20, ou + 30% sur des valeurs sûres ou sur certaines auxquelles personne ne croyait ont fait des fortunes, et permettent aux plus malins comme Waren Buffet de créer des empires.

Les points communs

La rentabilité  en 1, et le risque en 2. Mais quand on parle d’argent, je veux dire par là faire + de 1% de bénéfice, l’un ne va pas sans l’autre. En 3, on peut dire la fiscalité, en tout cas pour l’impôt sur le revenu. En 4 le long terme : prendre son temps pour récolter les fruits de l’arbre qu’on a planté.

Entre les 2 mon coeur balance

Notre conseil s’il faut vous décider : tout va dépendre de la durée et du moment où il vous faudra récupérer vos billes. Si vous avez placé vos économies dans l’optique d’une succession, ne cherchez pas plus loin, c’est vers l’assurance vie qu’il faudra vous tourner. Entre 8 et 12 ans, mieux vaut privilégier le PEA, et en dessous de cette limite, on revient au premier cité.

Aide à la décision : l’actualité

La finance bouge, ce n’est pas une science figée, et en fonction des annonces, de ce qu’il se passe dans le monde, on peut changer son fusil d’épaule. Avant de se décider, il faut donc faire un point sur les bouleversements présents et ceux pressentis.

L’actu de l’assurance vie

La première donnée à prendre en compte, à l’heure actuelle, reste la sécurité et le bon rendement, puisqu’on est sur des bases de 1,75% pour des sommes investies sur des fonds en euros. C’est toujours plus que les super livrets bancaires où que l’épargne d’état. Malgré le besoin d’économies du gouvernement, les avantages fiscaux sont toujours en place, et pour l’instant, il n’est pas prévu d’y toucher.

actualité assurance vie

Pour les unités de compte, la donne est un peu différente, puisque pour diluer les risques, il faudra avoir une vision à plusieurs années, au moins 10. Parfait pour préparer sa retraite, à moins que tout s’écroule, mais comme personne n’est devin… En tout cas, la bourse se porte bien, donc de plus en plus de français les privilégient. Quand elle chute, c’est vers les fonds en euros que leur attention se porte, ou vers le livret A pour les plus craintifs.

Les fonds euro-croissance

On en parle beaucoup. Quant-à-savoir si c’est une bonne affaire ou non… Si on ne regarde que les avantages fiscaux possibles, la messe est dite, d’autant plus que le capital n’est pas garanti en dessous de 8 ans. A voir donc, uniquement sur une très longue durée.

L’actu du PEA

C’est le PEA-PME. L’état y croyait beaucoup, mais le public n’adhère pas pour l’instant, surtout au niveau des montants injectés par les épargnants, ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour la relance de l’économie. Parmi les raisons évoqués de cet échec relatif, il y a les difficultés de nos petites entreprises à convaincre le grand public sur leurs possibilités de bien faire dans le temps, surtout face à la concurrence étrangère. La performance n’est donc pas du tout garanti, et à moins d’être un pro des boules de cristal, difficile d’y voir clair. Peut-être qu’avec un peu plus de marketing, de la part des banques notamment, les choses auraient été différentes.

Et ceux qui ont déjà un PEA au plafond n’adhère pas non plus, préférant peut être regarder ce qui se passe outre Atlantique. Pour faire changer les choses, il faudrait que plus de sociétés soient éligibles, et qu’ils soit possible d’y adjoindre des obligations convertibles.

Comme tout bon match, il se déroule en plusieurs rounds. L’idéal restant quand même de faire du 50-50 afin de se diversifier au maximum.

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