08 Fév

Combien gagne un trader ou un courtier en bourse: le dossier spécial salaire

Accrochez-vous, aujourd’hui nous allons parler gros sous. La rémunération des boursicoteurs de tous poils fait fantasmer le monde : les bonus et les primes en temps de crise font aussi grincer des dents. Mais quand est-il réellement ? Le salaire d’un courtier en bourse n’est pas le même dans la City ou en Suisse, que l’on soit un day trader français ou que l’on passe sa journée à acheter et vendre des options binaires. Et l’épargnant moyen dans tout cela ? Peut-on gagner sa vie avec la bourse quand on est particulier ?

Le salaire d’un bon trader indépendant

Tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Etre en poste à Londres, à Dubaï ou au Qatar n’est pas la même chose.

L’eldorado Anglais

Trader en Angleterre, quand ça va bien, c’est en moyenne trente milles euros par mois pour les petits, et beaucoup plus pour les gros. Mais gagner beaucoup d’argent en bourse reste variable, et la moyenne par mois varie fortement, à la hausse comme à la baisse. Et à la décharge des londoniens, n’oublions pas le coût de la vie : exorbitant (mais bon, à ce tarif là, on ne rechigne pas à payer un loyer un peu cher).

Wall Street

New-York est l’autre grande place financière qui fait rêver les aspirants boursicoteurs. Mais pour travailler dans ce secteur de l’autre côté de l’Atlantique, il faut être le meilleur des meilleurs dans son domaine, la bourse n’étant pas un jeu pour les américains.

Ici, on parle de salaire à 6 chiffres, sans compter les bonus en cas de bon résultat. Mais pour tenir le rythme, mieux vaut avoir le coeur bien accroché, et entre nous, les gars ne peuvent pas faire ça longtemps, au risque d’y laisser leur peau.

Devenir riche

C’est chez Goldman Sachs que l’on a des chances de devenir le plus riche. Les bonus de plusieurs millions de dollars sont une réalité.

Mais il y a beaucoup d’appelés pour peu d’élus. Préparez vous à affronter le stress comme vous ne l’avez jamais connu. Il est vrai que jongler avec les milliards peut donner des sueurs froides. Les traders, d’une façon générale, dorment mal…

Ailleurs dans le monde

Forex, le négoce matières premières, entreprises innovantes… Il y a de quoi faire pour qui sait manier les algorithmes. Reste que Londres et New York sont des mondes à part. Ainsi, dans des pays comme le Maroc, pour un employé confirmé, c’est 6000 euros (un bon salaire comparé à la vie locale).

En France, un débutant va commencer sa carrière à 4000 sans les primes, celles-ci pouvant monter très haut en cas d’excellents résultats, pour un salaire moyen aux alentours de 10000. En Suisse et au Luxembourg, il est vite possible de dépasser les 100000. Enfin, pour ceux qui choisissent le statu d’indépendant, c’est très variable.

Le trading à la maison

trader à la maisonTravailler de chez soi, on en rêve tous, mais peu arrivent à mettre cela en pratique. D’autant plus que les plateformes pour trader en ligne fleurissent à tout bout de champ (veillez à bien choisir la votre), entraînant les particuliers, à tord ou à raison, dans la spirale des prises de risques à court terme. Et on peut tout acheter sans sortir prendre l’air : de l’or, des devises, des actions, du pétrole…

Il faut juste un ordinateur ou une bonne application boursière, une connexion Internet et des liquidités, bien que le coefficient multiplicateur du SRD peut venir palier à cette dernière nécessité. Attention à l’effet de levier : peut être dévastateur si on ne sait pas s’en servir. Et l’arrivée des CFD à prolongée la fièvre 7 jours sur 7, de jour comme de nuit. Même plus possible de souffler le week-end et de reposer son cerveau.

Chaque news va faire exploser les cours, dans les deux sens. On va vendre la nouvelle avant qu’elle n’arrive, de la spéculation pure, qui ne repose sur aucuns fondamentaux, il n’y a qu’à voir comment sont traiter les biotechs.

Vous n’êtes pas seul

Les amateurs sont chaque jour plus nombreux à vouloir devenir riche en quelques clics. Sauf que dans la réalité, c’est plutôt le contraire qui se passe. Car se baser sur son feeling n’est pas la bonne méthode. Il faut comprendre les graphiques, et savoir les interpréter pour se positionner.

Si les termes gap et nuage n’ont pas de secret pour vous, lancez vous. Si pour vous, ils ne sont rien d’autre qu’une marque de fringue et un ciel voilé, placez votre argent sur un livret A, ça vaut mieux. Et si la bourse vous tente quand même,  mieux vaut débuter avec un portefeuille boursier virtuel.

Trader des matières premières dans une banque

trade matières premièresOn en parle beaucoup, parce que c’est là que les fortunes se font et se défont. Beaucoup de trader se sont donc spécialisés sur le cours du blé ou de cacao, et ouvrent leur fond spécialisé. Et il y a des parts de marché à prendre, car les banques d’investissement lâchent du lest en la matière, c’est le cas de le dire, à cause des risques conséquents qui font pousser des cris à leurs actionnaires.

Fini les salles de marché, et bonjour la réalité. Pour être un bon dans ce métier, il faut aller rencontrer les producteurs, même si tout est toujours affaire de spéculation. Vous gagnerez peut-être moins mais vous voyagerez plus.

Les meilleurs formations pour devenir trader

On peut le faire en autodidacte, même si cela n’est pas recommandé. Sous ses allures de casino, la bourse est une science, mieux vaut donc sortir des meilleurs écoles (de commerce, d’ingénieur), des universités qui dispensent des cursus de statistiques, de finance ou de mathématiques, et avoir eu les formations les plus complètes, comme celle du Master de Paris Dauphine.

Avant de de venir riche et de pouvoir vivre de ses rentes, il va falloir apprendre le métier et ne pas avoir peur de perdre avant de gagner. Notre conseil : n’investissez en bourse que les sommes dont vous n’aurez jamais besoin. Pour qui veut devenir trader, la concurrence est rude, et « Le loup de Wall Street » n’est pas si éloigné que cela de la réalité. A bon entendeur…