06 Oct

Comment investir en 2017: les conseils de Warren Buffet aux jeunes investisseurs!

Il est aujourd’hui le 4e homme le plus riche du monde, et pourtant il a commencé avec zéro. Bien sûr il venait d’une famille bourgeoise, son père était déjà trader. Mais il a bâti sa fortune en investissant les fonds de gens qui lui faisaient confiance, et surtout en suivant une stratégie aussi prudente qu’intelligente. Résultat, depuis près de 30 ans ses investissements surclassent les performances de l’indice S&P 500. Vous aimeriez faire pareil ? Aucun problème, car l’homme d’affaires et un humaniste. En plus d’avoir fait don de 20 milliards de dollars (oui, 20 000 000 000 US$) à des œuvres caritatives, il n’hésite pas à faire connaître sa stratégie au grand public lors de conférences.

Qui est-il ?

Un poids lourd du classement Forbes a 82 ans

A 83 ans, Il dispose d’une fortune évaluée à 66,1 milliard de dollars par le magazine Forbes, et est classé 4e plus riche personne au monde. En 2013, sa fortune a augmenté de 4,7 milliards de dollars, malgré un don de 2 milliards de dollars à la fondation de Bill Gates. Citoyen américain, il réside à Omaha dans le Nebraska, est veuf et n’a pas de descendants.

En 2008, Forbes le désignait comme l’homme le plus riche du monde avec 65 milliards de dollars. Il perd 15 milliards de dollars en 2 ans, et descend à la 3e place en 2011. Sa déconfiture continue en 2012, année durant laquelle il se retrouve avec  44 000 milliards de dollars, mais toujours en 3e position. Car c’est là l’une de ses particularités : non seulement ils gagnent plus que tout le monde, mais il perd moins que les autres.

En 2013, il descend d’une place au classement alors que sa fortune gagne 9,5 milliards de dollars supplémentaires.

Tombé dedans quand il était petit

Son père était lui-même courtier en bourse, en plus d’être membre du congrès. Après avoir fini ses études en 1958, le jeune homme rentre dans sa ville natale d’Omaha. À cette époque il gère déjà des actifs, ses investisseurs étant ses proches. Il investit également ses capitaux propres. En 1969, il a déjà réalisé une progression moyenne de 30 % par an, ce qui triple presque les performances moyennes du marché. Sa première acquisition est une entreprise du nom de Berkshire Hathaway, qui à l’époque faisait du textile.

Depuis cette époque, la progression du fonds Berkshire Hathaway est presque 3 fois supérieure à la performance annuelle du S&P 500. En 35 ans, les valeurs du S&P 500 ont progressé en moyenne de 8 % par an. Warren, lui, a fait plus de 20 % sur la même période.

Milliardaire mais aussi philanthrope, Warren Buffet est un ami de Bill Gates. Il participe activement à la fondation Bill et Mélanie Gates, pour laquelle il a donné en tout la modique somme de 20 milliards de dollars.

Aujourd’hui le coût de l’action Berkshire Hathaway A tourne autour de 143 millions de dollars.

Sa méthode d’investissement

Acheter des sociétés sous-évaluées

C’est un investisseur de la vieille école. Il n’aime pas les start-up car il n’y comprend rien, il préfère se concentrer sur les sociétés dont la cotation boursière et sous-évaluée par rapport à leur valeur réelle. Il choisit des entreprises ayant un potentiel de croissance sur le long terme. Il n’est pas un trader, mais un véritable investisseur qui se paye le luxe d’accompagner les entreprises dans lesquelles il investit. Il rencontre souvent les dirigeants, et participe lui-même à la gestion.

Stratégie est simple : il achète les actions quand elles sont au plus bas, et aide les dirigeants à faire remonter leur chiffre d’affaires. Son objectif d’investissement est sur 5 ans, il ne fait pas partie de ces traders qui achètent et revendent à longueur de journée. Qu’aurait-il fait lors du krach suisse ?

Investir dans ce que l’on comprend

Contrairement à de grands acteurs de la bourse beaucoup plus jeunes, son portefeuille n’est pas très large. Il part du principe qu’il est préférable d’investir dans peu d’entreprises pour se donner le temps de les connaître mieux. Il ne choisit pas des entreprises qui perdent de l’argent, même si elles disposent d’un bon potentiel de croissance. L’une de ses phrases cultes révèle cet état d’esprit : « il faut mieux avoir une financée sur son canapé que 10 sur son carnet d’adresses ». Ainsi, si les biotechs cartonnent, demandez-vous si le secteur de la santé est fait pour vous.

Et puis surtout il préfère le rapport humain, et n’a pas oublié ses racines. Il habite toujours dans sa ville natale d’Omaha, et les 35 000 actionnaires de son groupe s’y rendent tous les ans pour suivre l’assemblée générale.

6 conseils pour investir en bourse

Concentrez-vous sur les fondamentaux

Le 1er conseil en termes d’investissement est de se concentrer sur les fondamentaux.

  • Investissez dans une entreprise que vous comprenez.
  • Préférez celles ayant des perspectives favorables à long terme.
  • Assurez-vous que les dirigeants sont compétents.
  • Et enfin, assurez-vous de la payer à bon prix.

Savez-vous quel est l’investissement qu’il considère comme étant le plus rentable de toute sa carrière ? Le livre de Benjamin Graham « L’investisseur intelligent », paru en 1949.

conseil investissement

Les principes d’investissements fondamentaux de base ont permis au milliardaire américain d’éviter la bulle Internet des années 2000. Warren Buffet ne connaît pas grand-chose dans les technologies nouvelles, et s’il a investi dans le géant de l’informatique IBM, c’est parce que cette société a pour objet le service informatique.

Choisissez les entreprises spécialisées

Ce n’est pas pour rien si il a choisi d’investir dans le groupe Coca-Cola. Le fabricant de la célèbre boisson gazeuse mène son activité depuis la fin du XIXe siècle. L’investisseur conseille aux débutants de choisir des entreprises spécialisées dans leur métier, et d’éviter les aventuriers. « L’expérience montre que les entreprises les plus rentables sont souvent celles qui font aujourd’hui le même métier qu’il y a 5 ou 10 ans ».

Des sociétés comme Air Liquide, qui date des années 50, affiche des performances boursières de + 320 % sur 20 ans. Les ciments Lafarge sont connus dans le monde entier comme étant spécialisés et professionnels. Sur 20 ans le cours de leurs actions affiche +70 %. Pour investir en suivant sa stratégie, intéressez-vous plutôt aux entreprises qui se spécialisent sur un métier. Bien entendu ce conseil peut être un peu déroutant de la part d’un homme qui a commencé dans le textile, et qui est aujourd’hui un des géants de la réassurance.

Méfiez-vous des entreprises pas chères

L’un des points importants de sa stratégie d’analyse est de différencier le bon prix du prix bradé. Ce n’est pas parce les actions de l’entreprise ne valent rien qu’il y a opportunité. On insiste encore et toujours sur les perspectives de croissance et de rentabilité de l’entreprise. Pour comprendre ce concept, consultez les cotations de la plupart des grandes banques mondiales au début de la crise des subprimes, à la fin de l’année 2007. Les valorisations des banques étaient au ras du plancher, et pourtant tous les analystes s’accordaient à dire qu’il fallait s’en tenir loin. Même si elles n’étaient pas chère, leurs perspectives de croissance étaient encore bien lointaines.

Ne cherchez pas à faire de gros bénéfices en peu de temps, sa technique d’investissement est très loin de celle du hedge fund. À titre d’exemple, lorsque l’investisseur choisi de rentrer dans le capital d’IBM, le géant de l’informatique était valorisé à 12 fois ses bénéfices réalisés cette année-là. Cela équivalait à une décote de l’ordre de 15 %.

Ne suivez pas le troupeau

Pour réussir il faut innover et être indépendant, tout le monde sait. Sa stratégie d’investissement est de surtout ne pas faire comme les autres. Il se tient à l’écart des spéculations fiévreuses sur les nouvelles valeurs Internet, et scrute à la loupe les géants dans le secteur économique ayant subi des pertes pour cas de force majeure.

Pour illustrer cet exemple, retournons dans les années 60. American Express est victimes d’une mauvaise affaire de fraude, son titre amorce une chute vertigineuse. Les investisseurs s’en méfient comme de la peste, et pourtant il entre dans le capital. Pourquoi ? Parce que la fraude ne remettait pas en cause la capacité d’American Express à conserver sa place de leader dans son métier. Et de fait le fonds Berkshire Hathaway détient toujours aujourd’hui près de 13 % du capital.

Identifier les entreprises leaders

Selon lui, une entreprise leader sur son marché est une structure ayant la capacité de répercuter la hausse des coûts de production sur ses prix de vente. Il s’agit donc d’une société disposant d’un quasi-monopole, soit parce qu’elle se trouve sur un secteur de niche, soit parce qu’elle jouit d’une clientèle fidèle. Le parfait exemple en est la marque Coca-Cola. Si demain les coûts de production augmentaient de +0,10 €, personne ne verrait d’inconvénients à payer sa bouteille de soda 0,11 € de plus.

Autre exemple, le fonds Berkshire Hathaway de Warren Buffet souhaitait investir dans l’assurance et la réassurance. Il n’a pas fait dans la demi-mesure en choisissant le premier mondial : Munich Re. Au fait, pourquoi l’assurance ? Parce que le facteur obligeant un assureur à augmenter ses tarifs est la multiplication des sinistres. Or il est tout à fait possible d’augmenter les primes d’assurance en cas d’augmentation du risque.

Investissez exactement comme lui

Pourquoi se donner de la peine ? Vous disposez pour cela de 2 types d’actions, l’action A et l’action B. L’action Acotait à moins de 100 $ en 1977, elle en est aujourd’hui à 143 000 $. Elle s’adresse avant tout aux investisseurs institutionnels. L’action B vaut près de 1500 fois moins chères que l’action A, et ses évolutions sont similaires.

Par ailleurs, vous avez la possibilité d’acheter un certificat 100% quanto. Il s’agit d’un produit dérivé basé sur le cours de l’action de Berkshire Hathaway.

En supplément, investissez également dans ces grands groupes dont il est actionnaire. Tesco, Wal-Mart, Sanofi, American Express, Munich Re, Coca-Cola, IBM et Wells Fargo notamment.

Dans quoi va investir Warren Buffet en 2015 ?

Dans les énergies renouvelables

Il n’est pas bien difficile de savoir dans quoi il va investir en 2015, car il le clame haut et fort. À bien y réfléchir, qui aurait la puissance financière suffisante pour lui voler la place ? Le milliardaire américain a donc annoncé au début du mois de juin dernier ses intentions pour 2015. Ses projets tournent autour de 2 mots : énergies renouvelables.

dans quoi investir

Berkshire Hathaway comprend une branche énergie, en charge de gérer pas moins de 70 milliards de dollars d’actifs. La capacité de production totale atteint 34 000 MW, sur lesquels plus de 8000 MW proviennent déjà des énergies renouvelables. Cette proportion devrait d’ailleurs se rééquilibrer en 2015, année au cours de laquelle sa ferme solaire géante verra le jour en Californie. Il a annoncé souhaiter investir 15 milliards de dollars dans des projets d’énergies renouvelables, au cours des prochaines années.

L’investisseur se tourne donc vers les fournisseurs d’énergie. Il a notamment investi dans des réseaux électriques en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Son groupe a acheté la firme canadienne AltaLink, pour une transaction de 3,4 milliards de dollars.

S’éloigner des banques

Le petit malin a commencé à s’éloigner des banques depuis le début de la crise des subprimes. Il considère être suffisamment exposé dans le secteur de l’assurance et de la réassurance, et souhaite apparemment se diversifier. Car la diversité de l’investissement est également une des clés de la réussite. À ce stade il est important de ne pas faire de confusion avec l’un de ses conseils pour investir : choisissez une entreprise conservant le même métier.

L’investisseur peut parfaitement diversifier les secteurs économiques de son portefeuille, à partir du moment où il comprend le fonctionnement de l’entreprise, et que l’entreprise elle-même soit spécialisée.

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