23 Jan

Krach boursier : que s’est-il passé en Suisse et le pire est-il à venir ?

La décision de la banque de Suisse d’arrêter d’acheter des euros et ainsi de stopper sa parité à 1,20 avec le franc CHF a conduit à un effondrement de la bourse, les marchés ayant très mal réagit à ce qu’ils considèrent comme un refus de soutenir la monnaie unique. Mais la conjoncture actuelle et la baisse de cette dernière par rapport au dollar rendait cela inévitable, sauf à avoir des œillères. La situation en Grèce nous fait donc nous demander à quand le prochain krach boursier ? Attachez vos ceintures, certaines annonces le disent imminent.


La décision de la BNS

Rappelons qu’elle avait fixé il y a le 3 ans un taux de 1 euro = 1,20 CHF. Cette conversion n’était pas destinée à durer plus longtemps. Sauf que la monnaie unique n’avait pas besoin de cela pour dégringoler encore plus. Les grands perdants de l’opération ont donc été les bourses européennes, celle de la Suisse la première, qui a plongée comme rarement au cours de son histoire, en particulier du fait de la hausse du franc CHF qui rend les exportations difficiles. Les produits de luxe ont été particulièrement affectés, surtout les montres, dont le prix s’affichait à +30%. Les travailleurs frontaliers avaient eux le sourire, car leur salaire ne bougera pas, mais le nouveau taux de change leur fera gagner un tiers de pouvoir d’achat en plus. C’est ce qui s’appelle une belle augmentation.

Une réaction attendue

Les marchés financiers n’auraient toutefois pas du être surpris, la BNS a juste réagit dans son propre intérêt, rien ne lui permettant de conserver le cours plancher à son avantage. Toutefois, on se demande comment ses entreprises qui font leur CA essentiellement à l’export vont éviter la chute.

Le krach boursier suisse : les conséquences

Tout le monde maintenant veut du franc suisse, mais plus grand monde des produits issus du pays, c’est la paradoxe. Comment l’économie va-t-elle pouvoir se sortir de cette mauvaise passe, et on va sans doute vers la déflation à l’intérieur des frontières helvétiques. Les touristes risquent de se faire rare, surtout les européens.

L’impact sur les entreprises : les grands groupes dans la tourmente

La bourse ayant sérieusement dévissée suite à l’annonce de la BNS, il va maintenant falloir rattraper ces 20% envolés en 2 séances. Cette baisse spectaculaire s’explique par un manque d’anticipation des marchés et une réaction toujours disproportionnée aux nouvelles, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, à croire que ce sont les news qui font le cours de la bourse, au lieu de la valeur intrinsèque des entreprises.

BNS

Reste que tout le monde attend la décision de la BCE quand à son action, ou non, pour soutenir le cours de l’euro. Mais faisons confiance à la Suisse, qui en a vu d’autres : passé l’effet de choc, elle devrait, comme toujours, retomber sur ses pieds.

Les entreprises touchées

Celles du luxe, celles qui exportent, mais aussi les banques. Rares sont celles qui s’en sortent pour l’instant, et il devrait y en avoir qui vont rester sur le carreau, notamment toutes celles qui n’ont pas les reins assez solides pour laisser le temps à la tempête de passer, comme les petites d’entreprises d’horlogerie, puisqu’elles ne vont plus être compétitives par rapport à la concurrence mondiale, 30%, ce n’est pas rien !

Le krach boursier en Suisse a eu, et aura des conséquences sur l’économie mondiales, et les bourses des places européennes. Mais d’autres obstacles attendent les boursicoteurs cette année : Grèce, pétrole, j’en passe et des meilleurs. Bonne chance à tous ! Si malgré tout vous voulez trader cette année, quelques actions recommandées.

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